Observer son cycle menstruel et connaître son corps avec la symptothermie : le cours de SVT qu’on aurait voulu avoir
Là tout de suite maintenant, si on vous demande à quelle phase de votre cycle menstruel vous êtes, vous savez y répondre ? Vous avez le droit de nous dire que vous vous en tamponnez le coquillard, mais bon, comme vous êtes arrivé·e sur cet article, on se doute que le sujet vous intéresse un peu. Et si vous n’en avez pas la moindre idée, sachez qu’en réalité, rares sont les personnes qui savent identifier — voir nommer ! — les différentes phases du cycle menstruel. Pourtant, elles ont un grand impact sur votre moral, et peuvent parfois expliquer comment ça se fait que la semaine dernière vous aviez l’impression de pouvoir conquérir le monde et aujourd’hui vous vous sentez l’âme d’une vieille chaussette abandonnée au fond du panier à linge sale. Pourtant, connaître son cycle menstruel, ça peut changer la vie. Littéralement. Et ça permet aussi de mettre en place une contraception naturelle : la symptothermie. Allez, on vous explique ça, les polycopiés en moins.
Par Céline et Margaux Publié le
Pendant des années, vous ne saviez pas tellement quand débutaient vos règles. Vous notiez dans votre calendrier, votre carnet ou vos notes de téléphone la date du premier jour de votre cycle, et calculiez ensuite pour savoir quand 28 jours s’étaient écoulés histoire de ne pas tomber en rade de tampons ou de serviettes le jour fatidique – ou d’avoir la joie de savoir que vous alliez louper le cours de piscine. Et puis un jour, si vous décidez que vous voulez un enfant, ce n’est plus la date de vos règles qui vous intéresse, mais celle de votre ovulation.
Quoi qu’il en soit, le cycle menstruel — et encore plus la symptothermie, et on va revenir sur ce que c’est dans un instant, promis — ça reste un peu un mystère pour la plupart des gens. On le présente souvent comme un outil pour arriver à un objectif : tomber enceinte / ne pas tomber enceinte, mais jamais comme une manière de se connaître vraiment. Pourtant, mieux appréhender son cycle menstruel, ça peut aider à mettre en lumière certaines choses : le pourquoi du comment on est à fleur de peau, d’une humeur massacrante, d’une énergie débordante ou avec une libido d’enfer une semaine par mois (jamais dans cet ordre et rarement avec une régularité d’horloge suisse).
Dans cet article, on vous explique tout sur le cycle menstruel et la contraception naturelle qu’est la symptothermie. Et surtout, on déculpabilise quant au cycle-menstruel-parfait-de-28-jours, et puis on vous donne des clés et des outils pour suivre vos différentes phases, que vous ayez envie de le faire pour avoir un enfant, ne pas avoir un enfant, ou simplement savoir pourquoi ça fait deux jours que vous ne pouvez plus blairer votre mec sans raison apparente (spoiler : le sans raison apparente = votre syndrome prémenstruel qui vient toquer à la porte).
Pourquoi est-ce qu’on ne nous a jamais appris à observer notre cycle menstruel ?
L’école, elle fait plein de chouettes trucs. Mais on peut se mettre d’accord sur le fait que les cours d’éducation sexuelle et les cours pour donner des clés sur la connaissance de son corps quand on est collège, c’est pas (du-tout-du-tout) son point fort.
On ne sait pas si vous vous rappelez de vos cours de SVT, mais nous on a un vague souvenir que c’était soit éducation sexuelle option mettre une capote sur une banane comme seul moyen contraception ; soit plusieurs cours d’affilé sur le schéma reproductif des femmes et des hommes. On ne nous a jamais trop parlé du cycle menstruel, du rôle des hormones, et du fonctionnement du corps de manière générale. Le corps menstrué était quand même vachement résumé à un “risque” : risque de grossesse, risque de règles douloureuses, risque de cycles irréguliers, risque-risque-risque.
C’est quoi la symptothermie ? Eh oui, Jamy, c’est quoi ?
Nous c’est pas Fred et Jamy, mais Margaux et Céline et on vous explique la symptothermie de manière super vulgarisée, car l’idéal pour la pratiquer vraiment, c’est de suivre une formation.
Cela peut être une opération coûteuse (les formations coûtent parfois plusieurs centaines d’euros), car ce sont des modules de cours assez longs et surtout très précis, réalisés par des pro, mais si vous souhaitez utiliser la symptothermie dans une visée contraceptive, c’est vraiment important d’être formé.
Quand vous êtes formé·e·s donc, la symptothermie est une contraception fiable à 98,5 % selon l’OMS — ce n’est donc pas un truc-de-grand-mère-on-croise-les-doigts-qu’on-ne-tombe-pas-enceinte ! Pour comparer, la pilule tourne autour d’un taux de fiabilité de 99,7 %, le préservatif tourne autour de 98%, le stérilet autour de 99 %. Sauf que ces indications s’appuient sur une utilisation optimale. Dans la pratique, la pilule tourne autour de 92 %, le préservatif tombe à 85%, et le stérilet reste à 99%.
C’est donc grâce à cette méthode naturelle que l’on peut suivre sa fertilité, repérer les différentes phases de son cycle et donc savoir quand est-ce qu’on est fertile. Comment ? En observant quotidiennement plusieurs symptômes biologiques. D’ailleurs vous l’avez peut-être deviné mais le terme de symptothermie vient de “sympto” pour symptômes et “thermie” pour la température corporelle à prendre chaque matin.
Eh oui Jamy — euh Margaux et Céline —, la symptothermie s’appuie surtout sur la température corporelle, l’ouverture du col de l’utérus et la glaire cervicale pour suivre sa période de fertilité. Mais pour que ça marche comme contraception naturelle, c’est quand même vachement recommandé de savoir bien lire ses analyses.
Comprendre les 4 phases principales du cycle menstruel pour observer son cycle et ses hormones
Petit point définition avant de partir sur une définition scientifique : le cycle menstruel, c’est le processus hormonal naturel qui prépare chaque mois votre corps à une éventuelle grossesse. Il dure en moyenne (en moyenne hein !) 28 jours, mais cela peut aller de 21 jours à 35 jours. Et qu’importe le nombre de jours, vous allez traverser 4 phases différentes qui provoquent toutes leurs petits effets rien qu’à elles.
1. Les menstruations (1 à 5 jours environ)
Avoir ses ragnagnas, avoir ses lunes, les anglais qui débarquent… Bref, on a inventé toute une multitude de messages codés pour dire que l’on a ses règles. Les règles, ce sont des saignements récurrents (tous les 28 jours, parfois plus parfois moins) et naturels : l’utérus, s’il n’y a pas eu fécondation de l’ovul, se débarrasse de sa muqueuse que l’on appelle l’endomètre.
Ces menstruations, encore un autre nom, plus sérieux cette fois pour dire “règles”, peuvent durer entre 3 et 7 jours.
Bref, tout ça pour dire que les règles, c’est la première étape du cycle. Le taux d’hormones est au plus bas ce qui peut entraîner fatigue, envie d’être seul·e dans son coin et besoin de repos. On peut aussi ressentir des douleurs aux seins, des maux de tête ou des sautes d’humeur.
La sensation de fatigue n’est pas que dans votre tête : le taux d’oestrogènes et de progestérone est très bas, ce qui impacte directement votre métabolisme et donc votre énergie.
2. La phase folliculaire (jours 6 à 13 environ)
Après vos “framboises” — franchement, on salue l’imagination de celles et ceux qui avaient trop peur de prononcer le mot “règles” — votre corps recommence à produire des œstrogènes qui vont mettre en route la croissance folliculaire dans les ovaires. C’est-à-dire que vos ovaires font grossir plusieurs petits follicules en même temps jusqu’à ce qu’il y en ait un de suffisamment gros et prêt pour partir à l’aventure et être libéré. Durant cette période d’une semaine, environ, votre énergie déborde, vous avez envie de faire plein de trucs, votre sociabilité est au max et votre créativité aussi. Tout roule quoi, la vie est belle.
3. L’ovulation (vers le jour 14)
Pendant quelques jours, l’ovule va descendre doucement les trompes de Fallope pour se retrouver dans l’utérus. On dit que c’est vers le jour 14 parce qu’on se base sur le fameux cycle de 28 jours, mais globalement il faut avoir conscience que votre corps n’est pas du tout réglé comme du papier à musique. Ce sont les hormones qui décident du moment de votre ovulation, et pour savoir quand elle arrive avec précision, ce n’est certainement pas votre Google Agenda ou une application de prédiction de vos cycles qui pourra vous renseigner.
Tout ça pour dire que durant l’ovulation, un de vos follicule entre en jeu et libère un ovule, vos œstrogènes grimpent en flèche. Bim bam boum c’est votre période de fertilité MAXIMUM. Et comme de par hasard (non) c’est aussi à ce moment-là que votre libido est au TOP. Vous marchez dans la rue la tête haute avec l’envie de conquérir le monde musique-a-fond-dans-les-écouteurs-confiance-en-vous-rien-ne-peut-vous-ébranler.
C’est la phase Beyoncé comme l’expliquait Laurène dans un de nos épisodes de podcast. (Si vous débarquez, déjà bonjour, enchanté ! Entre Nos Lèvres c’est une marque qui vend des produits pour les tracas du quotidien, mais à la toute base, c’est un podcast pour partager de vraies histoires sur la sexualité).
4. La phase lutéale (jours 15 à 28 environ)
Après l’ovulation, c’est au tour de la progestérone de faire son entrée en scène. Si votre ovule n’est pas fécondé, elle va tomber en chute libre et déclencher vos règles. Souvent, c’est le fameux SPM (Syndrome Pré-Menstruel) qui donne envie de se rouler en boule et qui nous fait vachement remettre en question toute notre personnalité vu que la semaine d’avant c’était pump it up let’s go.
Vos règles (ou les Anglais) débarquent et là c’est rebelote !
D’ailleurs c’est durant cette période plaid-glace-envie-de-rien que le pH de votre vagin change. En temps normal, c’est un milieu plutôt acide, entre 4 et 4,5 – sortez la blouse de chimie – et avant l’arrivée des règles, le vagin va devenir de plus en plus “neutre”, c’est-à-dire se rapprocher d’un pH de 7. Est-ce que ça vous est déjà arrivé de vous apercevoir que quelques jours avant vos règles, vous souffriez d’irritations ou de démangeaisons ? Et bien c’est la faute au pH de votre vagin.
Durant cette période, il ne faut pas hésiter à hydrater et lubrifier sa vulve pour soulager – déjà que les règles c’est pas franchement une partie de plaisir. Chez ENL, on a conçu une Huile de Soin pour la Vulve qui porte bien son nom car elle apaise les muqueuses immédiatement, l’hydrate et globalement elle fait vraiment du bien. Sa composition 100% naturelle, 100% clean est adaptée à toutes les peaux et toutes les personnes, c’est pour ça qu’elle est parfaite pour les sécheresses vaginales, les picotements du quotidien, et la gêne qui peut survenir après un rapport sexuel avec pénétration. Et petit truc en plus : c’est une texture huile gélifiée.
Les 3 signes à regarder pour savoir où l’on se situe dans son cycle et commencer la symptothermie
Cet article n’a pas vocation à vous enseigner la symptothermie en long en large et en travers car franchement c’est un peu plus complexe que simplement regarder-sa-glaire-cervicale-prendre-sa-température-basale (et en plus ça rime). Pour cela, on vous conseille de suivre une formation (on voudrait pas trop trop être responsables de bébés-pas-prévus-au-programme). Mais on peut vous donner les principaux symptômes à suivre pour savoir où vous en êtes de votre cycle !
Déjà voici les 3 trucs qu’on aurait aimés savoir sur la symptothermie avant de se lancer :
- Il ne s’agit pas “seulement” de mesurer la température du corps et de regarder sa glaire. Pour que ce soit une contraception naturelle efficace, il faut apprendre à lire et interpréter les différentes courbes pour comprendre ses phases et savoir quand on est fertile.
- Observer sa glaire cervicale, ce n’est ni sale, ni bizarre. Une fois qu’on sait reconnaître les changements en fonction des phases, on en apprend beaucoup sur sa santé hormonale.
- Que vous soyez en projet bébé ou pas du tout, la symptothermie vous permet d’être vraiment-vraiment actrice de votre fertilité et de comprendre votre cycle et vos ressentis ! Et on ne s’attendait pas à ce que ce soit à ce point.
1. La température du corps
Juste après l’ovulation, votre corps se réchauffe de 0,3 à 0,5°. C’est comme cela qu’on peut “valider” que l’ovulation est bien passée en symptothermie, et qu’on vous préconise donc de prendre votre température basale chaque matin dès le réveil, hop même pas le temps de poser le pied au sol.
Et pour identifier cette phase lutéale qui arrive après l’ovulation, le mieux reste d’utiliser un thermomètre basal, c’est-à-dire un thermomètre à deux décimales (oui, parce que la variation de température est quand même minime, et qu’il faut être vraiment très précis, on insiste vraiment là-dessus mais lorsqu’un thermomètre classique affiche 37,6°, le thermomètre basal affichera 37,67° par exemple. Et la différence entre 37,67 et 37,73° elle est vraiment énorme sur une courbe de température lorsque vous cherchez à analyser le moment où vous êtes fertile).
Nous on recommande franchement celui de Cyclotest que l’on a référencé dans notre boutique Entre Nos Lèvres. On vous conseille de le laisser en place au moins 2 minutes avant de l’allumer (pour que la sonde se stabilise et que la température soit exacte pour votre courbe de fertilité). Et ce qui est bien avec ce thermomètre basal Cyclostest c’est qu’il a une sonde souple, un affichage à 4 chiffres— et puis il est mignon.
2. La glaire cervicale
On l’appelle parfois “pertes blanches”, mais la glaire cervicale c’est bien plus que ça. Elle n’est pas toujours visible, mais le col de l’utérus en produit tous les jours ou presque. C’est sa texture et sa couleur qui changent en fonction de la phase de fertilité.
Pour vous donner une petite idée de ce à quoi vous attendre, en période non fertile elle est :
- épaisse
- collante
- opaque
En période fertile (et c’est là qu’il faut tout donner si vous voulez un bébé), elle est :
- glissante
- élastique
- transparente (on dit souvent qu’elle ressemble un peu à du blanc d’oeuf à ce moment-là).
Pas besoin d’outil super sophistiqué pour l’analyser, il suffit de regarder sa culotte quand on va aux toilettes. Est-ce qu’elle est collante ? Un peu sèche ? En abondance ? En fonction de son aspect, vous pourrez savoir où vous en êtes de votre cycle.
3. Le col de l’utérus
Truc de fou qui nous a franchement étonnées, et c’est Laurène qui nous en a parlé sur le podcast : le col de l’utérus change et bouge au fil du cycle menstruel. Alors là, ce qu’on va vous dire c’est pour la team qui est à l’aise avec le fait de se palper le col tous les jours — rien d’obligatoire pour suivre son cycle, mais c’est un bon indicateur.
En période non fertile, le col sera :
- bas
- dur
- fermé
En période fertile, il sera plutôt :
- haut
- mou
- légèrement ouvert
Les méthodes pour suivre son cycle sans encombrer son calendrier de notes alambiquées
Quelques petits trucs et astuces pour s’y mettre (sans pression). Parce qu’on sait que ça peut vite prendre la tête de vouloir tout bien faire exactement comme il faut, surtout quand il y a l’enjeu d’une (non)-grossesse derrière.
Déjà, essayez de consigner les données que vous voulez suivre au même endroit. Ce sera votre espace rien qu’à vous qui vous donne des informations sur où vous en êtes dans votre cycle, vos ressentis, vos hauts et vos bas.
- Choisissez une méthode douce qui fait du bien à la tête et à votre espace de stockage.
— Carnet pour noter vos ressentis, vos réflexions, vos fluctuations d’humeur…
— Application comme Moonly, qui est d’ailleurs la seule francophone spécialisée en symptothermie. Son design épuré est cool quand il s’agit de rentrer des informations essentielles comme sa température, la consistance de sa glaire cervicale, mais aussi ses rapports, ses saignements, des situations exceptionnelles s’il y en a : prise de la pilule du lendemain, IVG, préservatif déchiré, etc.
— Outil papier ou carnet spécialisé en suivi des cycles.
— Dessin, courbe de données brutes, textes sur vos ressentis… C’est vous qui choisissez ce qui vous convient le mieux (toujours).
— Outils de trackings comme le Tempdrop ou une bague connectée Oura, qui transmet directement à une application votre température basale, même si attention, ces outils ont un coût certain.
2. Triez les informations à suivre.
Pour suivre votre cycle sans avoir l’impression de vous noyer dans des trucs à analyser-retenir-consigner, essayez de choisir les informations qui vous parlent le plus et qui vous aident. En plus de votre température basale qui est à relever quotidiennement pour tracer vos courbes de fertilité, vous pouvez mettre :
— Vos sensations au réveil.
— Les saignements possibles durant le cycle.
— Votre libido, vos envies et vos fluctuations.
— Votre fatigue, votre capacité de concentration, votre motivation.
— Vos douleurs (dans tout le corps-partout-partout ou simplement au niveau des ovaires, de la vulve et du vagin).
3. Dé-cul-pa-bi-li-ser.
Quand vous êtes en train d’essayer de concevoir un bébé, ce n’est pas un drame si vous n’arrivez pas à suivre 1 ou 2 jours. Vous n’avez pas besoin d’être réglée comme une horloge suisse (encore elle) dans le suivi de vos données. Observer votre cycle ne veut pas dire essayer de le contrôler et scruter chaque petite modification.
Par contre, si vous n’êtes pas en train d’essayer de concevoir un enfant, alors là il ne faut vraiment pas rater le coche pour que la symptothermie joue son rôle de contraception. Une fois que votre ovulation a été validée et avant vos règles, là vous pourrez vous détendre un peu plus le slip.
Symptothermie et cycles irréguliers : est-ce mission impossible ?
On vous rassure tout de suite : PAS-DU-TOUT ! Ce n’est pas que pour les personnes ultra régulières qui ont un cycle de 28 jours bien calé. Par contre, il faut bien se former pour apprendre à observer ses signes corporels et les reconnaître sans la moindre hésitation. Et il est important de noter que les cycles irréguliers peuvent cacher autre chose derrière.
Les cycles irréguliers ne sont pas “normaux” (les douleurs non plus d’ailleurs).
Faut souffrir pour avoir ses règles. On nous a trop souvent répété que c’était normal d’avoir mal, d’être pliée en deux quand on saigne chaque mois, et que c’était habituel de ne pas trop savoir quand elles allaient arriver.
Mais en fait, pas tellement.
Un cycle très irrégulier ou très douloureux, ça peut être un signal que quelque chose mérite d’être écouté : beaucoup de stress, une inflammation, un SPM intense (ou TDPM — Trouble Dysphorique Prémenstruel), un déséquilibre hormonal.
Qui consulter en cas de cycles (très) longs ou pas toujours (très) réguliers ?
L’idée n’est pas de corriger votre cycle, mais de voir si ces douleurs et cette irrégularité cachent autre chose à surveiller. Vous pouvez en discuter avec votre gynécologue, votre sage-femme ou parfois même une naturopathe spécialisée dans les questions liées aux cycles menstruels.
Et puis surtout : c’est normal de ne pas savoir pourquoi on a ses règles comme-ci, comme-ça et la fois d’après tout va bien (ou pas tellement). Comme tout dans la vie, ça peut fluctuer.
Ce que ça change (vraiment-vraiment) de se reconnecter à son cycle.
Observer votre cycle, ce n’est pas seulement ajouter vos règles à votre Google Calendar. C’est une manière d’apprendre à mieux vous connaître, et de comprendre pourquoi vous vous sentez comme ceci ou comme cela chaque mois.
Bien évidemment, la fertilité est une donnée importante — surtout si vous êtes en projet bébé, ou au contraire pas du tout. Mais la symptothermie, et plus globalement, l’observation de vos cycles, c’est un peu plus large que ça. Il ne s’agit pas seulement de “cocher” des cases, mais de vous écouter vous, vraiment.
C’est un peu la cerise sur le gâteau du fameux “connais-toi toi-même”. Votre énergie, vos coups de mou, votre libido qui monte et qui descend…
Pour récapituler tout ce que l’on vient de dire sur le cycle menstruel et la symptothermie :
- C’est une méthode naturelle de contraception et de suivi de la fertilité qui se base sur l’observation de plusieurs signes corporels.
- Son efficacité est estimée à 98,5% par l’OMS – quand on est bien formée sur la question, et qu’on suit avec rigueur ses données.
- Contrairement à une contraception hormonale, la symptothermie n’a aucun effet secondaire.
- Elle peut être combinée avec d’autres méthodes comme les préservatifs ou le diaphragme pour plus de sécurité quand on se lance.
- La symptothermie permet surtout de comprendre son corps et de se connaître un peu mieux.
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