Sécheresse vaginale : ce que le corps essaie de dire et comment y remédier
Allez, on ne va pas y aller par quatre chemins : avoir le vagin sec, c’est clairement pas le kiffe au quotidien. Et déso pas déso, mais quand on souffre de sécheresse vaginale, il n’y a pas mille façons de décrire le phénomène. Par contre, il y a mille raisons pour lesquelles votre vagin ne lubrifie pas bien : ménopause, pilule, stress, médicaments, allaitement… Dans cet article, vous pourrez découvrir le pourquoi du comment votre vulve est à sec, et nos conseils pour retrouver du plaisir tous les jours. Parce que ce n’est ni une honte, ni une fatalité d’avoir des sécheresses intimes.
Par Céline et Margaux Publié le
Cet article va vous parler d’un sujet que l’on n’aborde pas assez dans la vie de tous les jours (et non, ce n’est pas le nombre de chaussettes que l’on perd dans la machine à laver ) : la sécheresse vaginale. Chez ENL on aime dire les choses cash, et quand on a le vagin sec, autant dire que ça peut vraiment-vraiment être embêtant au quotidien (pour ne pas dire autre chose).
Déjà, rassurez-vous : vous n’êtes pas la seule à vivre ce désagrément, non, ce n’est pas “dans votre tête”, non, vous n’êtes pas “cassée” — ou “périmée” d’ailleurs, et non, ce n’est pas qu’une question d’envie ou de manque de libido. Oui, il existe des solutions pour retrouver du plaisir, de la lubrification et une vulve bien hydratée.
Allez, dans cet article vous pourrez découvrir pourquoi ça arrive, comment ça se manifeste, et surtout comment retrouver du confort. Parce que franchement, avoir la sensation d’avoir du sable dans sa culotte, on s’en passerait bien.
C’est quoi exactement la sécheresse vaginale ?
Sortons la blouse blanche version Doctissimo (sans crise d’angoisse derrière parce que vous avez lu trois forums à 3h42 du matin) : la sécheresse vaginale, c’est tout simplement la conséquence d’une insuffisance ou de l’absence d’humidification naturelle du vagin.
En temps normal, ce dernier produit naturellement des sécrétions qui maintiennent une certaine humidité. Ce n’est pas la lubrification qui survient lors de l’excitation. Ces sécrétions, c’est un peu comme l’huile dans un moteur, il en faut toujours un peu pour que tout roule – et non, on n’est pas du tout en train de comparer votre corps à une voiture, mais il faut bien admettre que cette métaphore, elle rend le tout un peu plus clair.
Et quand ça se dérègle, ça provoque pas mal de petits (et grands) tracas au quotidien :
- Des sensations de sécheresse (littéralement), d’irritation et parfois même des brûlures au niveau de la vulve et du vagin.
- Des douleurs lors de la pénétration, de l’inconfort, une sensation de frottement.
- Des démangeaisons au quotidien, un inconfort en position assise, une gêne lorsque vous portez certains vêtements.
Sécheresse vaginale : un désagrément aux causes multiples
Qu’est-ce qui cause la sécheresse intime ? Eh bien disons que ça peut être pas mal de choses.
Cela peut-être dû aux fluctuations hormonales
Les hormones, encore elles, toujours elles, régissent à peu près tout dans votre corps (comme votre chat régit la maison : c’est lui qui décide de l’heure à laquelle vous mangez, vous dormez, vous jouez avec lui…). Bref, les hormones, c’est pareil. Elles décident de votre humeur, de votre sommeil, de votre fatigue, et de votre lubrification vaginale.
Pour être précis, ce sont les oestrogènes qui sont en charge de votre taux d’humidité intime.
Alors quand ces oestrogènes chutent, votre lubrification naturelle n’est pas au top. Et elle peut baisser (parfois drastiquement) à cause de différents facteurs qui impactent directement sa production :
- La préménopause et la ménopause : élue cause n°1 avec les ovaires qui partent en retraite anticipée (chanceuses — nous aussi on aimerait arrêter de bosser vers 50 ans). Et quand ils ne sont plus en fonction, c’est un bouleversement total (comme les jours de grève SNCF).
- Le cycle menstruel : même sans ménopause, certaines phases du cycle (notamment juste après les menstruations pour ne citer personne-suivez-notre-regard) peuvent être associées à une moindre lubrification.
- La grossesse, le post-partum, l’allaitement : bon, ok ces changements sont ex aequo sur le podium des plus gros bouleversements physiques et donc hormonaux. L’allaitement en particulier maintient un taux d’oestrogènes bas et donc un taux de lubrification bas (super).
- La prise de la pilule : vous ne le saviez peut-être pas, mais la sécheresse peut être un effet secondaire des contraceptifs hormonaux ! En même temps, ça paraît normal quand on sait que son rôle est de produire de “faux” oestrogènes qui font croire au cerveau que vous avez déjà ovulé…Ces hormones artificielles perturbent le fonctionnement naturel du corps, ce qui peut réduire la production naturelle d’oestrogènes et donc créer un manque de lubrification naturel. Paradoxalement, arrêter la pilule peut aussi provoquer des sécheresses intimes temporaires — comment voulez-vous qu’on s’en sorte avec tout ça ?
Ou alors, les sécheresses viennent du stress
Vous le savez, on le sait, vos proches le savent, vos voisins le savent, tout le monde le sait : le stress, l’anxiété et l’angoisse, ce sont les fléaux modernes de nos quotidiens. Ils s’immiscent même dans nos culottes — vraiment, fallait pas, à choisir on préférerait une rencontre avec Pedro Pascal, merci beaucoup.
Tout ça pour dire qu’un changement radical de mode de vie ou juste un bouleversement de l’équilibre hormonal peut perturber la lubrification. Sans oublier que ce qui impacte votre équilibre émotionnel peut se répercuter sur le corps — quelle joie. Et ne culpabilisez pas, méditer tous les soirs avec Petit Bambou est une bonne idée, mais ce n’est pas parce que vous le faites religieusement (ou pas d’ailleurs) que vous n’aurez pas de sécheresse intime.
Certains médicaments peuvent provoquer de la sécheresse
Que ce soit des médicaments du quotidien en cas de petit tracas, ou pour un traitement spécifique et ponctuel, certains médocs peuvent être à l’origine de votre vulve sèche.
Ça peut être le cas notamment :
- Des antidépresseurs, surtout les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (IRS) qui sont les médicaments qui empêchent votre cerveau d’éliminer la sérotonine trop vite.
- Des antihistaminiques qui agissent contre les allergies ont un effet “asséchant” général qui peut toucher toutes les muqueuses.
- Des diurétiques qui éliminent l’eau du corps et peuvent affecter directement l’hydratation.
- Certains traitements contre l’hypertension où les vasoconstricteurs peuvent toucher la circulation sanguine vers les organes génitaux.
Et la liste peut continuer un bon bout de temps, on vous conseille de lire la notice de vos médicaments — on sait, personne ne déploie cette page impossible à remettre dans la boîte après, mais c’est important. Surtout qu’ENL n’est pas un site tenu par des professionnel·les de santé, mais par deux meufs qui ont décidé de lancer un podcast pour parler de vraies expériences intimes de la sexualité, qui s’est transformé en boutique pour vendre les produits que l’on imaginés et conçus pour soulager les tracas du quotidien de manière naturelle. Tout ça pour dire : si vous avez un doute sur quoi que ce soit, et que vous soupçonnez un de vos médicaments de provoquer de la sécheresse intime, il vaut mieux en parler avec votre médecin.
C’est aussi un effet secondaire des traitements contre le cancer
La sécheresse vaginale peut être un effet secondaire de certains traitements contre le cancer, comme la chimiothérapie, la radiothérapie, l’hormonothérapie. Les traitements oncologiques peuvent être particulièrement brutaux pour l’équilibre hormonal déjà fragile.
D’ailleurs, de nombreux produits ENL, et on pense surtout à notre Huile de Soin pour la Vulve, sont adaptés aux personnes souffrant de cancer, et même aux enfants. C’est parce qu’on conçu cette huile sous l’œil avisé d’une gynécologue et que tous les ingrédients qui la composent sont naturels, et font vraiment du bien au corps. Sa composition est vegan et une seule goutte suffit à nourrir, apaiser et protéger votre vulve.
Elle peut venir de maladies gynécologiques
Certains pathologies peuvent directement affecter votre lubrification comme :
- L’endométriose qui provoque des douleurs pendant les rapports sexuels avec pénétration. Elle met en place un cercle vicieux : plus l’on a mal, moins on a envie parce qu’on associe ça à un truc pas cool, et moins on lubrifie.
- Les infections récidivantes qui donnent la vulve qui gratte et la vulve pas hydratée, comme les mycoses, les vaginoses à répétition, etc. Tout ça fragilise une peau déjà fragile et affecte la production de sécrétions naturelles.
Ou de produits agressifs pour l’hygiène intime
Vous voyez votre gel corps rose fuschia qui sent bon les-vacances-le-soleil-les-fleurs-chimiques ? Eh beh, on oublie. Parce que les savons, les crèmes ou les produits super chimiques ne sont pas du tout adaptés à la zone vulvaire et à son pH.
Et une modification du pH, c’est une modification de l’équilibre naturel, et une modification de l’équilibre naturel, ça peut provoquer des sécheresses. Alors vaut mieux éviter tous les savons qui n’ont pas un pH neutre, et même les soins dits intimes parfois trop agressifs !
Comment soulager la sécheresse vaginale au quotidien ? La question que l’on se pose tous·tes.
Bon, maintenant que l’on a répondu à la question : d’où vient la sécheresse intime ? voici quelques solutions pour lubrifier votre vagin, mieux vivre avec la vulve sèche au quotidien, et retrouver votre hydratation intime.
1. Il faut hydrater sa vulve (et son corps) au maximum
Si on vous dit qu’il faut bien boire tous les jours, suffisamment d’eau, au moins 2L par jour, vous n’allez pas tomber de votre chaise. C’est un conseil classique. Mais ô combien essentiel — et qu’on oublie tout le temps de faire.
Or, un corps déshydraté ne peut pas fonctionner normalement et ça veut dire qu’il ne peut pas produire suffisamment de sécrétions naturelles = de lubrification vaginale. Alors si votre vulve est sèche, et que vous buvez déjà pas mal, on vous conseille absolument de mettre de l’huile intime absolument-tous- les-jours.
Et vous allez voir, ce sera encore mieux qu’une énooooorme verre d’eau quand on est assoiffé·e. Sa texture gélifiée hydrate, apaise et protège votre vulve sans avoir besoin de vous contorsionner dans tous les sens pour appliquer le soin, et sans en mettre partout dans vos tissus — draps, culotte, pantalon préféré. #TrueStory.
Cette huile de soin pour la vulve que l’on a conçue avec une gynécologue, c’est un peu la version tout-terrain-passe-partout-sert-à-tout de tous les produits qui traînent dans votre placard de la salle-de-bain et que vous gardez “au cas où”. Elle s’adapte à votre tracas : sécheresse vaginale à cause de la ménopause, d’un rapport sexuel un peu trop fougueux, une balade à vélo un peu trop longue et inconfortable…
Découvrez notre Huile de Soin pour la vulve Le prix initial était : 42€.36€Le prix actuel est : 36€.
2. C’est bien d’utiliser des lubrifiants adaptés et naturels
Quand votre vulve est sèche, ça peut faire sacrément mal lors des rapports avec pénétration. Alors il vaut mieux se tourner vers un lubrifiant doux et clean. Pour la sécheresse intime, il vaut mieux mettre dans son lit :
- Un lubrifiant à base d’eau.
- Un lubrifiant sans odeur chimique.
- Un lubrifiant sans glycérine.
Et si on avait un motto à écrire partout, on dirait : Il n’y a jamais-jamais trop de lubrifiant. Vaut mieux plus que pas assez. (On devrait en faire des t-shirts, non ?).
Chez ENL, on vous conseille le lubrifiant naturel de My Lubie, une entreprise française qui a des valeurs super-chouettes-comme-les-nôtres. À base d’eau, ce lubrifiant est enrichi en vitamine E, calendula et algue rouge — en gros c’est super naturel.. Sa texture est ni trop épaisse, ni trop collante, ni trop liquide. Bref, c’est le petit tube qu’on devrait emmener partout quoi. On aime aussi celui de Blush Intimacy.
3. Le top, c’est d’adapter sa sexualité
On vous rassure tout de suite : sécheresse intime et vie sexuelle épanouie peuvent aller ensemble (contrairement à Darmanin et le féminisme, on dit ça, on dit rien).
Pour soulager les sensations d’inconfort pendant vos rapports sexuels :
- Tester des pratiques sans pénétration. Et il en existe de nooooombreuses. On vous laisse explorer vos zones érogènes, vos envies, vos fantasmes et tout ce qui vous donne envie.
- Communiquer avec son·sa partenaire pour expliquer ce que vous aimez, si vous voulez tester telle ou telle chose, ce qui vous fait mal. Ça peut être l’occasion de vraiment mettre de l’intimité dans le lit et ça passe par la discussion — et les mots d’amour (et de cul).
- Ne vous mettez pas la pression (on sait, plus simple à dire qu’à faire), mais le stress est l’ennemi de la lubrification. C’est un cercle vicieux : plus on s’angoisse d’avoir mal ou de réussir à lubrifier, moins votre vulve arrivera à se détendre et à devenir humide, et plus vous allez avoir de l’inconfort. Et là, la boucle est bouclée.
À quel moment consulter pour sa sécheresse intime ?
Certains symptômes justifient une consultation rapide :
- Des brûlures prolongées.
- Des douleurs, des irritations, des saignements pendant les rapports.
- Des complications, des infections, etc.
- Si votre sexualité est impossible.
De manière générale, si votre qualité de vie est impactée, si vous ne pouvez plus de faire sport, vous asseoir longtemps et que toute la journée vous pensez à cette satanée impression d’avoir la vulve aussi sèche qu’une rivière aride en plein été, alors là il vaut mieux aller en parler à votre médecin, votre gynécologue ou votre sage-femme.
Si vous êtes en pleine période de périménopause, de ménopause, que vous êtes enceinte, en train d’allaiter ou que vous subissez n’importe quel autre changement hormonal, il vaut mieux avoir un avis médical pour voir s’il vous faut un traitement adapté-spécifique-rien-que-pour-vous.
Souffrir de sécheresse vaginale n’est pas honteux, c’est même très fréquent (mais c’est surtout encore très tabou).
La sécheresse vaginale reste un sujet tabou alors que c’est clairement pas un truc dont il faut avoir honte. Chez ENL on milite pour en parler librement, comme pour les hémorroïdes, sujet-dont-on-ne-dit-le-nom-sous-aucun-prétexte-n°1. La vulve sèche, on n’en parle pas assez à cause de deux trucs : ça touche la sexualité des femmes et leur intimité. Et puis, les injonctions de la société ont eu vite-fait d’associer ça à : Elle est frigide cette femme. SU-PER. Combo magique pour passer sous silence le truc. Résultat, beaucoup de femmes se disent qu’elles sont seules à vivre ça, que c’est pas normal, que c’est sale, une honte, que c’est comme ça, que c’est de leur faute, qu’elles ne désirent pas assez leur partenaire, tout ça tout ça.
Alors on le dit et on le répétera autant de fois qu’il le faut : la sécheresse intime n’est ni sale, ni une honte, ni de votre faute, ni une fatalité – et non, pas besoin de quitter votre partenaire pour retrouver votre plaisir au lit. Ça peut toucher n’importe qui, n’importe quand, de l’adolescence à la ménopause, pendant la grossesse, le post-partum, l’allaitement, les moments de stress…
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